HTML Document Stratégie du Développement Forestier

Date de publication 15/11/2006
Couverture géographique Maroc
Mots-clefs stratégie, forêts

La stratégie du développement forestier doit fournir le cadre de mobilisation des moyens et de programmation des actions afin d'atteindre les objectifs fondamentaux de la politique forestière, à savoir :
  • a protection et maintien de la productivité desécosystèmes forestiers et de leurbiodiversité, pérennisation des ressources naturelles du pays et garantie du bon fonctionnement du cycle de l'eau.
  • le développement et la valorisation du potentiel forestier.
  • la satisfaction des besoins prioritaires des populations.
  • l'intégration de la forêt dans la stratégie de développement du monde rural en veillant à sa complémentarité avec les autres activités économiques.
  • la réduction de la dépendance vis à vis de l'extérieur quant à l'importation du bois et de ses dérivés.
Dans le cadre de cette stratégie forestière, quatre mesures sont préconisées ; elles prennent en compte les réalisations entreprises ou en cours :
  • Plan de renforcement des institutions.
  • Plan de protection du patrimoine forestier.
  • Plan d'aménagement des forêts et de développement des capacités productives.
  • Développement des zones forestières et péri-forestières.
Plan National de Reboisement Ceplan fut élaboré en 1970avec comme objectif de fournir les éléments de réponse aux besoins du pays en matière de production de bois, de protection des sols contre l'érosion et d'espacede récréation. Ce plan proposait la satisfaction des besoins en bois du Maroc à l'horizon 2000 par la plantation de 660.000 ha, répartie entre 470.000 ha de forêts de production, 180.000 ha de forêts de protection et 10.000 ha pour la récréation. Le plan national de reboisement est en cours d'actualisation. La préparation du nouveau plan directeur de reboisement se fait sur la base des nouvelles données sur la demande en bois, en reboisement de protection, sylvo-pastoral et de récréation.

Plan Directeur de reboisement L'établissement, en cours de finalisation, d'un plan directeur de reboisement répond à une recommandation formulée dans la stratégie de développement forestier. En s'inscrivant dans une vision, à long terme, de la protection du patrimoine forestier national. Ce plan se propose de fournir une réponse durable aux besoins prioritaires en produits forestiers. Le planrecommande la réalisation de cet objectif ambitieux à travers le développement d'un partenariat permettant de multiplier l'action de reboisement auprès d'un plus grand nombre d'intervenants publics et privés ainsi que la contribution à des programmes locaux sur une base participative. Le plan directeur de reboisement suggère aussi des reboisements de production de bois et de biomasse combustible, de protection, de récréation et sylvo-pastoraux.

Plan National Energétique : Bois de feu Une étude a été menée en 1994 par le Département des Eaux et Forêts sur le voler bois-énergie, les objectifsassignés à cette étude sont les suivants :
  • Quantifier la consommation du bois de feu,
  • Evaluer l'offre de bois de feu et,
  • Analyser l'équilibre entre l'offre et la demande et recommander les actions à mettre en oeuvre pour les équilibrer.

Le dépouillement des données de la direction de la statistique de 1991 révèle que la consommation de bois de feu atteint 113 millions de quintaux répartis entre 11.26 % pour le milieu urbain et 88.74 % pour le milieu rural. Les ménages viennent largement en tête avec 91.86% des quantités consommées, alors que les établissements socio-économiques ne consomment que 8.14% de ces quantités (MAMVA.1994a). La structure de l'offre de bois est largement dominée par la forêt qui représente 52.9%, suivie des vergers (18.9%) et des déchets et sous produits de culture qui représentent 28.2% de cette offre. L'analyse de l'offre et de la demande à l'échelon national montre que l'offre de bois de feu provenant de la forêt couvre 26.18% de la consommation. Ceci signifie que les prélèvements en forêt avoisinent quatre fois le potentiel de production de celle- ci. Il va sans dire que la continuation de pareil niveau de prélèvement conduira inéluctablement à la disparition de la forêt à terme, si des mesures susceptibles d'atténuer ce déséquilibre ne sont pas immédiatement mises en oeuvre.