HTML Document Projet de gestion des aires protégées

Release date 02/01/2007
Geographical coverage Morocco
Keywords aires protégées

Fiche technique

  • Projet ID: P048314  
  • Agences d’exécution : Haut Commissariat des Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification.
  • Date d’approbation : 27 janvier 2000.    
  • Date de signature : 17 février 2000.
  • Date d’entrée en vigueur : 14 novembre 2000.
  • Date de clôture : 30 juin 2008.
  • Coût total du projet : 13,3 M$US.

Objectifs du projet

L’objectif stratégique du projet est de contribuer au développement durable au Maroc en assurant la conservation de ses ressources naturelles et de sa biodiversité. Les objectifs spécifiques de développement du projet sont les suivants :

  • améliorer la conservation des écosystèmes et des espèces d’intérêt global. La réalisation de cet objectif sera mesurée grâce à la mise en place d’un système de suivi-évaluation des aires protégées du Maroc permettant de mesurer l’impact du projet en terme de gestion et de restauration des milieux naturels et des espèces les plus menacés et biologiquement les plus intéressants.
  • contribuer à l’établissement d’un système d’aires protégées au Maroc. La réalisation de cet objectif sera mesurée par le suivi de l’exécution des plans concertés de gestion des parcs nationaux et réserves inclus dans le projet ; et
  • renforcer la capacité institutionnelle en matière de gestion durable et de conservation au Maroc. La réalisation de cet objectif sera mesurée par le nombre d’agents du MCEF formés à la gestion participative des aires protégées et par le suivi des indicateurs du système de suivi évaluation mis en place.
  • Améliorer la sensibilisation du public aux principes de conservation de la nature et le développement durable.

Description du projet

Les activités du projet ont été regroupées en quatre grandes composantes, dont la mise en oeuvre coordonnée permettra d’atteindre les objectifs nationaux et locaux du projet :

  1. renforcement des capacités nationales de gestion des aires protégées ;
  2. mise en œuvre des plans d’aménagement et de gestion des parcs nationaux ;
  3. élaboration et mise en œuvre des plans d’aménagements des SIBE; et
  4. sensibilisation, communication et programme de Petits Dons.

Ainsi, le projet contribuera à la création d’un réseau intégré de gestion des aires protégées en préparant et exécutant des plans de gestion dans trois parcs nationaux et jusqu’à 10 SIBE/réserves au Maroc.

Par ailleurs, grâce à la mise en oeuvre d’activités dans le domaine forestier et à une formation du personnel à la gestion des aires protégées, le projet soutiendra l’intégration de la conservation de la biodiversité dans la planification et la gestion forestière.

Zone du projet

Le projet interviendra dans trois parcs nationaux (ie. Toubkal, Al Hoceima et Haut Atlas Oriental) et dans dix réserves représentatives de la diversité écologique du pays. Sur le plan juridique, seul le Parc National du Toubkal est constitué. Les décrets portant sur la désignation des deux autres parcs ont été préparés et sont en cours d’examen. Les réserves, quant à elles, ne sont pas pour l’instant dotées de statut juridique spécifique, à l’exception de l’Arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts relatifs à l’interdiction de la chasse.

  • Parc national du Toubkal : Ce parc, avec une superficie de 38.000 ha et une zone tampon de 58.000 ha, se trouve dans le Haut Atlas Central, avec des altitudes comprises entre 1.500 m à 4.167 m. Ce parc contient une vaste série d’écosystèmes qui résultent des variations de pluviométrie et d’altitude ainsi que du degré d’isolement. Ces écosystèmes abritent au moins 145 espèces endémiques et une faune d’importance mondiale. On y trouve des forêts de genévriers et de chênes ainsi qu’une flore variée et inhabituelle comprenant 23 espèces endémiques. De nombreux mammifères y habitent, tels que le mouflon à manchettes (Ammotragus lervia ) et le magot (Macaca sylvanus), ainsi que 95 espèces d’oiseaux nicheurs, dont plusieurs espèces de rapaces menacés ou en voie d’extinction.
  • Parc national du Haut Atlas Oriental : Avec une superficie de 52.000 ha et des altitude comprises entre 1.650 et 3.077 m, ce parc national subit à la fois les influences climatiques de l’Atlantique et du Sahara et possède une grande variété d’écosystèmes. Sa flore est d’une grande valeur biologique, comprenant des espèces endémiques ou rares, et sa faune comprend le mouflon à manchettes, la gazelle de Cuvier (Gazella Cuvieri), le magot et probablement l’hyène rayée.
  • Parc national d’Al Hoceima : Ce parc se trouve sur la côte méditerranéenne et contient des écosystèmes côtiers et marins. Avec une superficie de 31.000 ha et une zone tampon proposée de 46.000 ha, et une altitude allant du niveau de la mer à 747 m, sa vie marine et ses oiseaux revêtent une importance mondiale. C’est un refuge pour de nombreuses espèces marines (corail rouge) et espèces d’oiseaux rares et en voie de disparition, tels que le balbuzard (Pandion haliaetus) et le goéland d’Audoin (Larus Audouinii), qui est menacé par un éventuel aménagement côtier. Ce parc comprend en outre 25.000 ha de réserves marines.
  • SIBE/Réserves : Les réserves comprises dans le projet couvrent cinq écosystèmes principaux, le Rif, le Moyen Atlas, le Haut Atlas, l’Atlas saharien et le Sahara atlantique littoral. Les quatre SIBE qui doivent être considérés pendant la première année du projet sont Jebel Moussa (près d’Al Hoceima), Aghbar et Tamga (près du Toubkal) et Khnifis (sur la côte atlantique). Jebel Moussa contient de nombreuses espèces endémiques et constitue une importante aire de repos pour les petits oiseaux migrateurs. Aghbar et Tamga possèdent des forêts de pins et de cyprès rares, une grande variété de mammifères et d’oiseaux et un degré important d’endémisme, alors que Khnifiss, sur l’Atlantique méridional, est un site Ramsar avec des écosystèmes variés aquatiques et terrestres, des mammifères, des oiseaux et des invertébrés.

Etat d’exécution

Depuis son approbation en janvier 2000 les progrès du projet ont été lents. Le démarrage du projet a été retardé de plus d’un an du fait de changements intervenus dans la gestion comptable SEGMA (services publics gérés de manière autonome) qui n’ont été complétés qu’en octobre 2001 seulement, et de l’ouverture de crédits aux niveaux central et régional achevée en juin 2002. Ces problèmes ayant été résolus, l’exécution a commencé et les activités essentielles sont en cours, y compris l’assistance technique et de petits projets dans des parcs et réserves. Au 1er avril 2003, le solde non décaissé s’élevait à 9,7 millions de $EU.