News L’Oriental reboise ses écosystèmes forestiers.

  • Des efforts consentis pour promouvoir le patrimoine vert.
  • La sensibilisation des riverains nécessite une approche citoyenne.
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Source Le correspondant, Ali KHARROUBI, de l'Economiste
Date de publication 18/01/2013
Couverture géographique Maroc,
Mots-clefs Ecosystèmes, Reboisement, Sensibilisation,

Reboisement à tout va dans l’Oriental. Il s’agit là d’une des actions de sauvegarde du couvercle végétal dans le cadre de la lutte contre la désertification et la protection de la flore. Ainsi, des campagnes de sensibilisation auprès des populations riveraines des forêts urbaines ou rurales sont à multiplier pour mettre en exergue l’importance d’une implication citoyenne. Le cas échéant, les sanctions doivent persuader et dissuader pilleurs, déboiseurs et récalcitrants. D’ailleurs, ce ne sont pas moins de 582 PV qui ont été dressés au cours de 2012 contre des atteintes aux parcours et pâturages, coupe et enlèvement de bois, labour de forêts domaniales, défrichement, extractions et incendies ainsi que construction et campement à distance prohibée des forêts. C’est la nouvelle approche prônée par la direction régionale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification de l’Oriental pour préserver le patrimoine naturel existant et lancer des stratégies d’élevage des plants d’espèces autochtones en haute tige. Pour atteindre cet objectif, 263 personnes veillent sur le repeuplement des espaces dégradés et la lutte contre les atteintes à l’encontre du couvercle naturel.

Au niveau de l’Oriental avec ses vastes superficies et son stress hydrique, des efforts sont à déployer de manière croissante pour reconstituer tous les écosystèmes dégradés par l’effet d’actions anthropiques accélérées par des effets de sécheresse récurrente. «Nous sommes arrivés à des superficies reboisées annuellement de l’ordre de 6.800 ha en plants à haute tige avec une capacité de production de 80.000 plants d’espèces autochtones», a expliqué à L’Economiste Ennaji M’rabet, chef de service de la programmation, de la valorisation et de l’évaluation au niveau de la direction régionale des eaux et forêts de l’Oriental.

Ce programme vise le repeuplement des forêts urbaines et l’intégration paysagère des nouvelles infrastructures installées au niveau de l’Oriental à l’instar de l’agropole de Berkane et les accotements de l’autoroute Oujda-Guercif ainsi que la double voie Ahfir Salouane.

Des actions corroborées par l’installation d’une nouvelle unité de plants à Oujda: une pépinière étalée sur 6 ha avec une production annuelle de l’ordre de 3 millions de plants, pour répondre aux besoins exprimés au niveau des provinces d’Oujda, Jerada et Figuig. Il est à préciser par ailleurs que la partie centrale et sud de l’Oriental est constituée principalement d’une nappe alfatière qui s’étale sur une superficie de 2,1 millions de ha, mais où  les conditions climatiques ne permettent pas d’entamer des programmes de reboisement. «Au niveau des hauts plateaux, on focalise sur l’amélioration de l’espace sylvo-pastoral pour éponger les effets négatifs des parcours intensifs dus à l’impact du cheptel sur les écosystèmes naturels», précisent ingénieurs et techniciens qui veillent sur la protection des hauts plateaux marocains.

Production de la pépinière «Hamri» d’Oujda

La production des plants forestiers à haute tige dans la pépinière régionale de «Hamri» à Oujda a permis de donner une nouvelle dimension à la valorisation du patrimoine vert sur le territoire de la région de l’Oriental, note un rapport du HCEFLCD. La capacité de production annuelle de 80.000 plants, élevés sur 2 à 3 périodes végétatives, et la restauration des espèces emblématiques de la région de l’Oriental, dont le pistachier de l’Atlas, le caroubier et le thuya de berberie, ont  été nettement améliorées. D’autres espèces à croissance rapide et à caractère agroforestier ou ornemental  tels le filao, ailanthus, arbre de judé, sophora, mélia, pin d’alep… seront favorisées.

De même, le développement de la ceratoriaculture sur terrains privés, dans les provinces de Driouch, Nador et Berkane, bénéficiera d’un intérêt particulier par la distribution de 5.000 baliveaux de caroubier greffés de 3 années d’élevage pour augmenter la production actuelle estimée à 30.000 tonnes/an.

Une ceinture verte sur  les hauts plateaux

Un projet est en cour pour installer une ceinture verte entre Bouarfa et Tandrara, notamment au niveau des routes qui traversent cette région. Concernant les zones isolées, des périmètres d’amélioration sylvo-pastoral sont installés. De même que des actions de collecte des eaux pour exploiter les eaux pluviales. C’est un programme initié par le HCEFLCD dans le cadre d’un projet de lutte contre la pauvreté et la désertification au niveau de l’Oriental. Un objectif qui ne peut se réaliser sans une approche participative visant à intégrer le paysan dans l’ensemble des actions entreprises.

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