News La biodiversité des écosystèmes devrait être une priorité nationale

Un gotha de chercheurs et d'universitaires se sont penchés récemment à Fès, dans le cadre d'une rencontre scientifique, sur les effets néfastes des changements climatiques sur la biodiversité des écosystèmes. Lors d'une journée d'étude initiée par le Club  BIODIV de la Faculté des sciences et techniques de Fès (FST) en partenariat avec l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah sous le thème "Changement climatique et biodiversité", les participants ont souligné que les changements climatiques sont devenus une question d'ordre planétaire, rapporte la MAP. 

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Source Journal Libération
Date de publication 05/04/2016
Couverture géographique Maroc,
Mots-clefs Journée d’étude, Changement climatique, biodiversité,

Intervenant à cette occasion, le doyen de la FST, Mustapha Ijaali, a fait savoir que la thématique des changements climatiques et son impact sur la biodiversité est d'actualité internationale notamment avec la tenue de la Conférence mondiale sur le climat (COP21) organisée en novembre dernier à Paris et la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech.

"Si la COP21 était une rencontre de décisions, la COP22 sera celle de l'action", a-t-il estimé notant que les changements climatiques, de par leurs impacts majeurs sur les différents secteurs socioéconomiques des pays suscitent à la fois l'intérêt et l'inquiétude du monde entier. 

M. Ijaali a également fait savoir que la majorité de la communauté scientifique considère aujourd'hui que le réchauffement climatique est l'enjeu majeur du XXIème siècle, appelant "à agir vite car l'adoption du scénario de l'indifférence serait lourde de conséquences ". 

Le doyen de la FST a aussi plaidé pour la mise en place de stratégies proactives visant à minimiser les effets néfastes des changements climatiques et à lutter contre leurs origines, notant que cette rencontre tend à sensibiliser aux effets des changements climatiques, à éduquer à la biodiversité et à cultiver la notion d'écocitoyenneté. 

De son côté, l'ex-directeur de l'Institut national des plantes aromatiques et médicinales de Taounate, Abdeslam El Khanchoufi, qui a abordé la politique environnementale de la ville de Fès a insisté sur une implication collective pour relever le défis du développement durable. 

"Les villes marocaines nécessitent un coup de fouet pour mieux s'orienter vers un aménagement urbain et devenir des cités intelligentes et parer aux problèmes environnementaux particulièrement la circulation routière", a relevé l'enseignant chercheur, ajoutant que la COP22 est un événement qui couronnera les diverses actions et activités que connaîtront les villes marocaines. Evoquant le Schéma d'Aménagement et d'urbanisme de Fès et l'avenir la ville, M. El Khanchoufi a préconisé la mise en place de solutions durables à travers l'encouragement du transport en commun (tramway) afin de lutter contre l'encombrement et la pollution sonore et atmosphérique. La chercheuse universitaire, Amina Bari, a quant à elle, souligné que cette rencontre vise à développer un noyau solide d'action en faveur de la préservation de l'environnement et du développement durable. 

Mettant l'accent sur les projets dédiés à protéger le patrimoine de la cité Idrisside, l'universitaire a indiqué que la biodiversité des écosystèmes devrait être une priorité nationale. 
Mme Bari, enseignante à la Faculté des sciences de Fès-Dhar El Mehraz, a également rappelé que le Maroc a œuvré au développement des énergies renouvelables. 

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