News La production de miel est en baisse.

La dégradation génétique, les aléas climatiques et l’absence de sélection sont les principales causes du fléchissement de la production. 1.200 à 1.300 tonnes sont importées pour couvrir les besoins des industriels. Le contrat programme prévoit une production de 16.000 tonnes en 2020.

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Source Aziza Belouas. La Vie éco
Date de publication 22/12/2014
Couverture géographique Maroc,
Mots-clefs Production de miel, dégradation génétique, aléas climatiques, apiculteurs,

Les apiculteurs s’attendent à une baisse de la production de miel. Ils n’avancent pas pour l’heure d’estimation chiffrée mais soulignent qu’en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, une étude d’évaluation a été lancée pour faire un état des lieux du secteur. Les résultats seront annoncés à la fin du mois.

En attendant, la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’apiculture (FIMAP) avance que la production de miel sera impactée par les conditions climatiques. Les basses températures enregistrées depuis quelques semaines ne sont pas du tout favorables à l’activité. Les professionnels craignent le gel dans les régions de Souss-Massa-Drâa ou encore le Gharb, les Régions, rappelons-le, qui réalisent environ 40% de la production nationale de miel. Si la FIMAP ne s’avance pas sur le niveau de baisse de production, certains professionnels contactés estiment qu’elle se situerait entre 10 et 15%.

Pour Zouhair Zemzami, du groupe ZemZami, il y a actuellement un réel problème de production de miel. «Aujourd’hui nous avons des difficultés à nous approvisionner car les apiculteurs qui nous vendaient autrefois entre 1 et 2 tonnes ne peuvent aujourd’hui assurer que 400 à 500 kilogrammes!». Pour M. Zemzami, la baisse de la production est due à la dégradation génétique de la race marocaine d’abeille «Apis Mellifica Intermissa» et à la dégradation de la flore, essentiellement l’eucalyptus.

Pour les industriels du miel, le problème actuel du secteur dépasse les aléas climatiques, il relève plutôt d’un manque de formation et d’encadrement des apiculteurs et de l’absence de sélection des abeilles. Toutes les actions qui doivent être menées dans le cadre des divers programmes nationaux doivent cibler ces deux domaines si l’on veut améliorer la productivité des ruches qui varie actuellement de 5 à 8 kilogrammes, précise Zouhair Zemzami qui ajoute que les industriels de la filière sont aujourd’hui contraints de recourir à l’importation pour satisfaire leurs besoins. La production actuelle n’atteignant pas les 5 000 tonnes, 1 200 à 1300 tonnes sont achetées en Chine et en Inde.

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