News Le Haut Commissariat aux eaux et forêts investit dans les biotechnologies.

Le Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a lancé le projet portant sur l'Utilisation des biotechnologies microbiennes pour la réhabilitation des écosystèmes sylvopastoraux dégradés et l’amélioration des rendements des cultures.

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Source Samir Benmalek, LE MATIN
Date de publication 30/05/2016
Couverture géographique Maroc,
Mots-clefs HCEFLCD, biotechnologies microbiennes, réhabilitation, écosystèmes sylvopastoraux,

Traditionnellement lorsqu’on parle des écosystèmes, on privilégie souvent la partie visible. Or, il y a un monde invisible de bactéries, de champignons qui travaillent sous la terre et qui sont au cœur de l’équilibre des écosystèmes», a affirmé le 24 mai à Rabat, le haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi, cité par la MAP.

Selon la FAO (agence des Nations unies pour l'alimentation et l’agriculture), les biotechnologies sont «susceptibles d’entraîner des augmentations de rendement, de meilleures qualités nutritionnelles et une amélioration de la productivité des cultures, du bétail, des poissons et des arbres qui sous-tendent les moyens d’existence, les systèmes alimentaires et la nutrition des petits exploitants». Le Maroc souhaite, à travers le HCEFLCD, utiliser ces biotechnologies dans les parcours et les systèmes forestiers dégradés afin d'en augmenter les rendements au même titre que l'adaptation au changement climatique, a précisé Abdeladim Lhafi.

Younes Abbas, chercheur au Centre national de recherche forestière, a souligné qu'en matière de régénération du thuya et du cyprès, le taux de mortalité s’est vu réduit de 50 et 45% respectivement suite à l’utilisation des techniques biologiques. Sur le plan fertilité du sol, l’utilisation des biotechnologies a permis l’augmentation des teneurs en azote et phosphate respectivement de 185 et 118% ce qui permet une meilleure adaptation des essences forestières au climat aride.

En plus de cet aspect technique, les parcours pastoraux bénéficient également de dispositions juridiques. «Essentiellement localisés dans les zones arides et semi-arides, les 60 millions d'hectares de parcours pastoraux que compte le Maroc subissent une pression anthropique qui met en péril la ressource naturelle, principal revenu des populations locales». Aussi un projet de loi sur la Transhumance pastorale et la gestion et l'aménagement des espaces pastoraux, signé Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture, a été publié sur le site du secrétariat général du gouvernement début 2015. Principale source de revenus des populations locales, les parcours couvrent environ 53 millions d'hectares hors forêts et 9 millions dans le domaine forestier et alfatier.

L'une des nouveautés apportées par ce texte prévoit l’indemnisation des propriétaires d'un parcours mis en défend sur une durée supérieur à une année (la mise en défend consiste à interdire le pâturage pour une période déterminée afin d'assurer sa régénération naturelle). Le texte précise qu'une aide technique et financière peut être accordée par l'État pour l'aménagement et la préservation des espaces pastoraux aux propriétaires. 

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