News Le Maroc mène une politique de développement durable destinée à la préservation de sa biodiversité et ses ressources (Responsable)

Rabat, 22 mai 2013 (MAP) - Le Maroc mène une politique intégrée de développement durable destinée à la préservation de sa biodiversité et de ses ressources, a assuré, mercredi à Rabat, M. Abdelkrim El Majoudi, chef de la division de la conservation des eaux et des sols et de la protection des forêts au Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD).

Source Menara/MAP
Date de publication 23/05/2013
Couverture géographique Maroc,
Mots-clefs Conservation, Biodiversité, Eau, sol, Politique,

Abritant la deuxième plus riche biodiversité terrestre du bassin méditerranéen après la Turquie et la plus riche diversité biologique marine, le Maroc fait des questions environnementales une priorité nationale et un enjeu majeur de développement, a souligné M. El Majoudi dans une déclaration à la MAP à l'occasion de la journée internationale de la biodiversité, célébrée cette année sous le thème" L'eau et la biodiversité".

Conscient de l'importance de l'eau pour la préservation de sa biodiversité, le Maroc a engagé une politique pionnière et anticipative pour la mobilisation et la gestion des ressources hydriques, une politique qui s'est concrétisée par la construction de plus de 130 barrages d'une capacité de retenue qui atteint les 18 milliards de m3, a-t-il précisé, notant que ces ressources, auxquelles il faut ajouter 4 milliards de m3 d'eaux souterraines, restent menacées par le phénomène de l'érosion hydrique.

Ainsi, sur une superficie de 20 millions d'hectares des bassins versants, 11 millions restent menacés par ce type d'érosion, a poursuivi M. El Majoudi, faisant observer que cette érosion entraine un envasement des barrages situés à l'aval, estimé à 75 millions de m3 par an.

Ceci a entrainé jusqu'à présent la perte de plus de 10 pc de la capacité de stockage des barrages, soit une quantité d'eau suffisante pour l'irrigation de plus de 140.000 hectares, a-t-il dit, avant de relever que cette érosion entraine également la détérioration de la qualité de l'eau, la perte du capital sol, un amenuisement de la productivité et delà une réduction de la biodiversité.

Pour faire face à cette situation, le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification a élaboré en 1996 un Plan National d'Aménagement des Bassins Versants (PNABV) qui préconise un programme d'action minimal de traitement de 1.500.000 ha (75.000 ha/an) sur une période de 20 ans, au niveau des 22 bassins versants prioritaires couvrant une superficie de près de 15 millions d'hectares.

Les efforts entrepris pour la mise en Âœuvre du PNABV, notamment dans le cadre du programme décennal du HCEFLCD (2005-2014), ont permis le traitement de 660.000 ha, a indiqué M. El Majoudi, notant que les interventions ont aussi connu une certaine intensification puisque depuis 2005 le budget réservé à l'aménagement des bassins versants est passé de 37 millions à 250 millions de dirhams en 2012.

Et de conclure que la protection de la biodiversité et des ressources en eau nécessite l'instauration d'une solidarité intergénérationnelle, outre la conciliation entre les besoins à court terme des populations et les impératifs à long terme de développement.

La Journée internationale de la biodiversité traduit l'engagement de la communauté internationale en faveur de la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des bienfaits découlant de l'exploitation des ressources.

La célébration de cette journée sous le thème de l'eau donne aux Parties à la Convention sur la diversité biologique et au public en général l'occasion de sensibiliser sur ces enjeux essentiels et d'encourager les mesures utiles.

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