News Nouveau partenariat sur l'environnement entre le Maroc et USA

La composante environnementale a toujours occupé une place primordiale dans les relations bilatérales entre le Maroc et les États-Unis d’Amérique. La dimension environnementale est aussi présente dans les relations commerciales entre les deux pays, à travers les dispositions de l’accord de libre-échange conclu en 2004, avait déclaré la ministre déléguée chargée de l’Environnement, Hakima El Haiti, lors du forum du 28 octobre 2014 à Rabat et auquel avait pris part l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Dwight Bush. Cet accord, qui en est à sa dixième année d’application, prévoit également la mise à niveau juridique par le Maroc pour la protection de son environnement. Ces mesures ont fait l’objet d’un examen, à la demande du Royaume, en début de l’année en cours conjointement par la commission économique des Nations unies pour l'Afrique et l’Union européenne. Dans cet examen, les rédacteurs du rapport avaient noté que depuis 2003, le Maroc a pris des mesures pour améliorer sa politique environnementale, jusque-là très générale et a abordé les questions de base de la gestion de l'eau. Trois importantes lois sur l'environnement ont été approuvées en 2003, à savoir les lois sur la protection et la mise en valeur de l’environnement, sur la lutte contre la pollution de l’air, et sur l'évaluation de l'impact environnemental.

Lien relatif http://www.lematin.ma/journal/2014/maroc-usa
Source Samir Benmalek, Le Matin
Date de publication 04/11/2014
Couverture géographique Maroc-USA,
Mots-clefs Environnement, Partenariat, Accord Maroc-USA, Biodiversité,

Un engagement clair :

La ministre a également rappelé la réforme du secteur de gestion des déchets ménagers et assimilés, à travers le lancement d’un programme sur la valorisation des déchets et le développement des filières de recyclage. «Ce qui permettra d’améliorer la performance économique et sociale du Programme national de gestion des déchets ménagers, initié il y a près de six ans, notamment par la création d’opportunités d’emplois», a souligné la ministre. Selon l’examen des performances environnementales, l’adoption de la Charte nationale de l’environnement et du développement durable, lors de la 7eme session du Conseil national de l’environnement en 2011 a permis au Maroc de redoubler ses efforts en faveur de l'environnement et du développement durable.

« L'environnement est une priorité principale pour le Secrétaire d'État américain John Kerry, ainsi que tout le gouvernement américain dans son ensemble, et comme je le sais déjà c’est aussi une priorité pour le gouvernement du Maroc et la ministre déléguée El Haiti. L'engagement du Maroc dans la protection de son environnement est clair. Et je suis convaincu que nos efforts conjoints pour renforcer les capacités d'exécution, d’améliorer la gestion des régions protégées, de soutenir la croissance verte, et développer l'enseignement de l'environnement serviront à poursuivre le programme et la création d'un Maroc plus vert pour tous les Marocains», a souligné l’ambassadeur US au Maroc. Les Nations unies, dans l'examen des performances environnementales, notent également que le Maroc a adhéré à un certain nombre d'accords multilatéraux sur l'environnement mondial et régional (AME) et développé activement sa coopération internationale dans le domaine de l'environnement. Ce même examen note le déficit observé dans l'application des textes juridiques protégeant l'environnement et recommande le recours aux expériences internationales. Le forum de Rabat en est un exemple. 

Plan d’action 2014-2017 :

  • Renforcement des institutions et des politiques pour une mise en œuvre et une application efficaces des lois relatives à l’environnement.
  • Adoption de pratiques et de techniques respectueuses de l’environnement.
  • Mise en valeur de la conservation de la biodiversité et amélioration de la gestion des aires protégées et d’autres écosystèmes importants en améliorant les conditions de vie. 
  • Amélioration de la performance environnementale du secteur privé à travers le transfert de bonnes pratiques et de technologies écologiquement responsables et le développement d’opportunités de MV. 
  • Renforcement de l’éducation environnementale, particulièrement parmi les jeunes et les communautés avoisinantes des parcs nationaux, et appui à la transparence et à la participation du public.

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