News Parc national de Toubkal: Une pépite de la Biodiversité.

La préservation de l'environnement est un sujet phare de l'actualité mondiale. A notre échelle, le parc national de Toubkal, le premier créé au Maroc, continue la lutte pour préserver sa biodiversité, tout en permettant à ses habitants de jouir de ses richesses.

Lien relatif http://www.leconomiste.com/
Source L'ECONOMISTE-Stéphanie Jacob
Date de publication 22/04/2015
Mots-clefs Parc National de Toubkal, environnement, préservation,

Créé en Janvier 1942, il s'agissait de préserver un échantillon représentatif de la haute montagne marocaine. Une véritable pépite nationale qui réunit les plus hauts sommets d'Afrique du Nord, les plus belles forêts de chêne vert et de genévrier thurifère de la région, des sites pittoresques et une faune dont les espèces les plus menacées sont les mouflons à manchettes, les gypaètes barbus et les célèbres singes magot. Ce sont donc des paysages à sauvgarder, mais aussi une histoire, celle du pays et de ses habitants, qui ont su faire perdurer de très anciennes traditions. Alors comment concilier les exigences  de conservation aux impératifs du développement socioéconomique local? La directrice du parc, Soraya El-mokhtari, vient de présenter à Marrakech le bilan et les défis des plans successifs d'aménagement et de gestion. Leurs missions concernent à la fois la réhabilitation des écosystèmes, l'aménagement et le développement du parc, et la valorisation de ses potentialités naturelles, qui se doivent d’être gérées rationnellement et durabelement. Car le lieu offre toutes les conditions pour y développer des coopératives au bénéfice de la populationlocale et s'inscrire dans un secteur en plein croissance, le tourisme.

A l'heure de toutes es peurs liées au tarissement des réseaux hydrauliques, ce parc constitue également un important château d'eau. Aujourd'hui le plan décennal 2015-2024 poursuit les travaux engagés pour stopper la dégradation du lieu et initier un processus de gestion active et intégrée des aires protégées. Il s’agit pour être plus précis de programmer des ateliers de travail avec l’ensemble des acteurs concernés pour la préservation des espèces phares du parc, mais également d’élaborer un plan de zonage touristique afin de réduire les interférences entre les besoins du secteur et la préservation des ressources naturelles et culturelles. Parer au plus urgent, tant le travail est large et s’oppose à des contraintes institutionnelles, techniques et budgétaires.

Une zone prioritaire a ainsi été établie regroupant l’ensemble de la population locale usagère des ressources naturelles de cette aire protégée. Ce sont plus de 130 douars concernés, dont la population, en majorité pauvre et vivant dans une situation précaire, puise l'essentiel de ses besoins en énergie et en unité fourragère de la forêt, engendrant malheureusement un amenuisement de la biodiversité. L’objectif étant la mise en synergie des douars et la préparation du réseau des associations villageoises qui pourrait prendre les rênes de la gestion d'un modèle à suivre. Pour concilier gestion durable des ressources naturelles et amélioration des conditions de vie des communautés locales, l’approche qui s’est révélée la plus appropriée est l’approche filière.

Une des filières retenues est celle des plantes aromatiques et médicinales, dont la majorité des vallées du parc sont riches, mais qui connaissent une exploitation anarchique. Concernant le volet écotourisme, ce grand chantier est loin d’être achevé. La route est encore longue pour que la direction du parc national de Toubkal élabore, en concertation avec les nombreux acteurs du tourisme, un plan de développement touristique sur la zone du parc, en totale adéquation avec la vision d’un tourisme durable dans une aire protégée. Enfin, s’agissant de l’éducation environnementale, propre à motiver les bons comportements, les actions comme l’aménagement du circuit vert de Tamadote et la création d’un écomusée sur le parc national de Toubkal permettront également de voir un jour tous les espoirs mis sur cette région se réaliser.

Une des filières retenues est celle des plantes aromatiques et médicinales, dont la majorité des vallées du parc sont riches, mais qui connaissent une exploitation anarchique. Concernant le volet écotourisme, ce grand chantier est loin d’être achevé. La route est encore longue pour que la direction du parc national de Toubkal élabore, en concertation avec les nombreux acteurs du tourisme, un plan de développement touristique sur la zone du parc, en totale adéquation avec la vision d’un tourisme durable dans une aire protégée. Enfin, s’agissant de l’éducation environnementale, propre à motiver les bons comportements, les actions comme l’aménagement du circuit vert de Tamadote et la création d’un écomusée sur le parc national de Toubkal permettront également de voir un jour tous les espoirs mis sur cette région se réaliser. - See more at: http://www.leconomiste.com/article/970406-parc-national-de-toubkalune-pepite-de-la-biodiversite#sthash.bu4QO4Fy.dpuf

Veuillez noter que cette information a expiré.