News Projet de biosphère de la cédraie : Une décision qui pourrait sauver cette forêt menacée par la mafia du bois

Les participants au séminaire national sur la biodiversité, organisé jeudi 29 avril par le secrétariat d'Etat à l'Environnement (SEE), ont été surpris d'entendre Mohammed Ribbi, chef de la division des parcs et réserves naturelles au Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification (HCEFLD), leur annoncer qu'il existe un projet de création d'une biosphère de la cédraie.

Source Rachid Tarik / Le Matin
Date de publication 03/05/2010
Couverture géographique Maroc
Mots-clefs Séminaire, Biodiversité, Année Internationale de la Biodiversité, Expériences, Projets, Recherche

Une décision qui, selon eux, pourrait sauver cette forêt menacée par la mafia du bois. Un cèdre d'un diamètre de 40 cm coûte environ 56.000 DH. Cette rencontre, initiée dans le cadre de la célébration de l'Année internationale de la biodiversité, n'a pas été seulement marquée par une bonne annonce, mais aussi par une autre mauvaise. «La stratégie nationale de biodiversité n'a été pas appliquée sur le terrain. Ce constat ne concerne pas les aires protégées (AP) où des actions ont été mises en œuvre», a expliqué Mohammed Menioui, auteur du 4e Rapport national sur la biodiversité. Face à ce retard, des participants ont appelé à l'urgence d'une actualisation de notre stratégie nationale de la biodiversité. «Lors de la prochaine réunion de la Convention de la diversité biologique en octobre 2010 à Nagoya au Japon, un plan stratégique mondial de la biodiversité sera adopté et décliné par pays.

Le Maroc profitera de cette occasion pour actualiser sa stratégie», a répondu Ahmed Skim, chef de la division des projets-pilotes et des études d'impact au SEE et point focal national de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Mais cela n'a pas convaincu Mohammed Dakki, professeur à l'Institut scientifique et à l'Université Mohammed V-Agdal à Rabat et président de l'Association marocaine de biodiversité, puisque ce dernier a reproché aux aménageurs l'absence de carte écologique en matière de planification territoriale. Même le projet de loi sur les aires protégées et celui relatif à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) tardent à être adoptés au Parlement. La rencontre a été l'occasion de capitaliser les expériences à travers la présentation de plusieurs programmes. «C'est un projet-pilote qui regroupe plusieurs acteurs: HCEFLD, PNUD, Agence de développement social (ADS), Corps de la paix des Etats-Unis d'Amérique et le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Ce dernier proposera une restauration écologique des sites dégradants et une certification forestière», a souligné Nour-Eddine Tahsa, coordonnateur du Projet de gestion intégrée des forêts du Moyen-Atlas (GIFMA). Pour sa part, Brahim Jaafar, chargé du suivi et évaluation du Programme oasis sud, a fait part des actions réalisées dans le cadre de ce projet comme notamment la mise en place d'une pépinière de maraîchage pour une coopérative féminine. Fouzia Laazari, coordinatrice de la cellule programme de développement territorial durable des oasis de Tafilalet, elle, a présenté une des composantes de son programme, l'écoutourisme via le «Circuit Majhoul». Ghita Hamzaoui, coordinatrice nationale du Programme de micro-financement du Fonds pour l'environnement mondial (PMF-FEM/PNUD), a réitéré son engagement à financer des associations de protection de l'environnement via des micro-financements.

Dans ce sens, elle a cité deux exemples : un initié avec l'Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (ASVT) de Demnate pour la sauvegarde du singe magot et un autre en partenariat avec l'association Touroual du village de Tiguert Iguernane pour la mise en place d'un système communautaire de surveillance de braconniers des gazelles de cuvier. Aziz Rahou, coordonnateur du projet ''conservation de la biodiversité par la transhumance'', en partenariat avec le PNUD, a qualifié son projet de deuxième au monde après celui de la Mongolie. Son objectif vise notamment la professionnalisation des bergers.

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