News Signature de la convention de partenariat entre le HCEFLCD et la Fondation ZAKOURA

Le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification Dr. Abdeladim LHAFI et le Président de la Fondation ZAKOURA M. Ali ABABOU ont signé, Mardi 21 février 2012, une convention de partenariat, portant sur le projet "Renforcement de la résilience de l’écosystème forestier et amélioration de la capacité d’adaptation de deux communautés aux effets des changements climatiques dans la province d’Azilal- Haut Atlas".

Lien relatif http://www.eauxetforets.gov.ma/fr/contenu.aspx?detail=yes&Rubrique=9&id=1175
Source HCEFLCD
Date de publication 13/03/2012
Couverture géographique Maroc
Mots-clefs Changement climatique, Ecosystème, Résilience, Adapation,

Cette convention, d’un montant de 1.247.874 Dh répartis sur 24 mois, s’inscrit dans le cadre du projet d’adaptation communautaire aux changements climatiques porté par la Fondation ZAKOURA en partenariat avec le programme CBA (Community Based Adaptation / Adaptation à base communautaire) PNUD-PMF-FEM / UNV.

Les objectifs de cette convention, qui concerne les deux douars "Swit Aït Ounir" de la commune d’Aït Mohammed et « Sremt » de la commune de Tabant dans la province d’Azilal, visent à :

  • Appuyer techniquement les communautés locales pour les opérations de régénération de la thuriféraie.
  • Assister les communautés locales pour l’implantation de haies vives arborées pour la production de bois et de feuillage.
  • Promouvoir l’approche d’adaptation communautaire au changement climatique dans les programmes d’actions des institutions gouvernementales.

Par la signature de cette convention, le Haut Commissariat assure son engagement à garantir, à travers ses structures centrales et déconcentrées, les conditions de réussite à la mise en œuvre de ce projet.

Le Haut Commissariat aux et Eaux et Forêts et la Lutte Contre la Désertification et la Fondation Zakoura, Association humanitaire à but non lucratif reconnue d’utilité publique partage la forte conviction que l’implication des communautés locale dans la conception et la mise en œuvre des projets de développement et de valorisation des ressources forestières est une condition essentielle à la durabilité de la gestion du patrimoine forestier.

C’est dans cet esprit qu’une convention de partenariat a été signée entre le HCEFLCD et la FZE pour la mise en œuvre du projet « Renforcement de la résilience de l’écosystème forestier et amélioration des capacités d’adaptation de deux communautés aux effets des changements climatiques à travers une stratégie de gestion agricole et forestière durable et intégrée dans la Province d’Azilal – Haut Atlas ».  La démarche adoptée pour conduire le projet est basée sur le principe de concertation permanente entre tous les acteurs concernés. Le but est de permettre aux communautés locales de mieux s'approprier le projet pour garantir sa pérennité.

C’est ainsi que le montage institutionnel du projet confère un rôle central aux communautés locales tout en favorisant une approche multi-acteurs.

Par ailleurs, un Comité National de Pilotage composé de personnes ressources issues de différentes structures (HCEFLCD, FZE-pôle environnement, Programme CBA, DPA Azilal, communes rurales d’Ait Mohammed et de Tabant…) sera mis en place pour assurer le suivi et l’évaluation.

Le projet concerne deux communautés pastorales de la province d’Azilal, région montagneuse du Haut Atlas occupée par des vallées cultivées en terrasse et par des forêts caractéristiques des hautes altitudes. Les deux douars (villages), représentant environ 2000 personnes, se situent de part et d’autre d’une crête au sommet de laquelle s’étend un peuplement de Genévrier Thurifère, entouré sur les versants de Chênes verts et Genévriers Oxycèdres, espèces emblématiques de cette région.

Les populations rurales de cette région montagneuse sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Elles dépendent, en effet, en grande partie des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des forêts qui subissent directement les effets de ces changements.

Au-delà des conséquences directes sur les conditions de vie des communautés, les effets des changements climatiques agissent en cascade sur les ressources utilisées (notamment l'eau), les sols et l'ensemble des écosystèmes.

La forêt constitue un moyen de subsistance essentiel pour les communautés locales qui dépendent de l’élevage pour leurs ressources. Les différents peuplements sont en effet exploités pour le pâturage, mais également pour le bois de chauffe et le bois de construction.

Les changements climatiques observés par les communautés au cours des 20 dernières années sont : une augmentation en fréquence et en intensité des pluies orageuses, une réduction de l’enneigement (en quantité et en durée) et surtout une intensification des sécheresses et une réduction des ressources en eau. Ces changements, qui devraient s’accentuer dans le futur, impactent directement les ressources stratégiques et les conditions de vie des communautés. 

Face à ces menaces, les communautés sont démunies et subissent la dégradation de leur milieu sans pouvoir trouver les solutions adaptées à leurs besoins et aux besoins de leur environnement local. Pour y répondre, le projet, objet de la présente convention œuvre à rendre les communautés moins vulnérables aux effets négatifs des changements climatiques et de la variabilité climatique, et à consolider la résilience de l’écosystème dont elles dépendent. A cet effet, le projet met en œuvre des stratégies durables et complémentaires de gestion forestière, fourragère et agricole, qui permettront aux communautés de protéger leurs ressources et de faire face aux impacts croissants des changements climatiques.

Des opérations de régénération directe du Genévrier Thurifère par plantation in situ de boutures produites par le Centre de Recherche Forestière seront conduites sur des terrains définis en concertation avec les communautés, de manière à contribuer à la régénération et à la résilience de cette espèce.

En outre, des techniques combinées d’amélioration des fourrages cultivés et de production de fourrages alternatifs permettront d’adapter les ressources aux évolutions climatiques et à la variabilité, et de garantir un approvisionnement pour les communautés, tout en favorisant la protection des espaces forestiers.

Les bénéfices du projet envers les communautés seront multiple : renforcement des capacités locales,  mobilisation et valorisation des contributions de tous, augmentation de la résilience de l’écosystème, ce qui permettra aux habitants de réduire leurs dépenses et leur dépendance vis-à-vis des marchés.  Ceci permettra donc directement de réduire leur vulnérabilité.

Pour garantir la pérennité du projet, le développement d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) sera initié dès les premiers mois du projet et porteront sur la mise en œuvre d’activités artisanales innovantes dans le respect de l’utilisation rationnelle des ressources naturelles. Une attention particulière sera portée sur le Genévrier Thurifère, connu pour ses vertus aromatiques et médicinales.

Partager les leçons tirées par les communautés locales bénéficiaires, aussi bien en termes de renforcements de leurs capacités techniques et organisationnelles que de l’impact des stratégies d’adaptation est prioritaire. A cet effet, un mécanisme de valorisation et de partage des démarches, informations et connaissances générées  sera mis en place.

Etant donné que l'adaptation du secteur forestier aux effets du changement climatique est un enjeu stratégique majeur, tant à l'échelle mondiale que nationale, le projet est appuyé en plus du HCEFLCD et la FZE par d’autres partenaires stratégiques nationaux et internationaux à savoir la Direction Provinciale de l’Agriculture d’Azilal, le Corps de la Paix américain, la Fondation Crédit Agricole Maroc pour le Développement Durable et le Programme « Adaptation à Base Communautaire (CBA) » (PNUD/FEM/PMF/UNV), l’Ambassade de la Filandre.

 

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