Réunion du Comité de Pilotage du portefeuille de projets Biodiversité : cap sur 2026 pour l’opérationnalisation du Cadre mondial de la biodiversité au Maroc
Dans le cadre du dispositif national de gouvernance du portefeuille de projets Biodiversité financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), et visant à appuyer la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming–Montréal, le Comité de Pilotage (COPIL) s’est réuni le vendredi 23 janvier 2026, au siège du Département du Développement Durable, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
Cette réunion a été consacrée au suivi et à l’orientation stratégique de trois projets structurants pour la biodiversité au Maroc :
- le Projet APA Nagoya II, relatif à l’accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages ;
- le Projet SPANB / 7ᵉ Rapport national sur la biodiversité, visant l’alignement de la stratégie nationale sur le Cadre mondial ;
- le Projet BIOFIN, dédié à l’élaboration d’un plan national de financement de la biodiversité.
Une gouvernance renforcée et une coordination stratégique affirmée
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire Général du Département du Développement Durable a souligné l’importance de cette réunion dans le cadre du dispositif de gouvernance du portefeuille Biodiversité, mettant l’accent sur la concertation préalable assurée par la Sous-Commission nationale de la Biodiversité. Cette démarche garantit la cohérence des Plans de Travail Annuels avec les priorités nationales et renforce la synergie entre les différents projets et partenaires, en vue de maximiser l’impact des interventions sur le terrain.
La Représentante Résidente Adjointe du PNUD au Maroc a, pour sa part, salué la forte mobilisation des parties prenantes et rappelé l’engagement constant du PNUD, avec l’appui du FEM, en faveur de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité. Elle a notamment mis en exergue les résultats de l’Analyse des Dépenses pour la Biodiversité (2019–2024), estimant les dépenses nationales annuelles liées à la biodiversité à 2,06 milliards de dirhams, soit 0,16 % du PIB.
Des avancées significatives sur les trois projets du portefeuille Biodiversité
Les présentations techniques ont permis de dresser le bilan des activités réalisées en 2025 et de valider les orientations pour 2026.
Le Projet APA Nagoya II a enregistré des avancées majeures, notamment la finalisation du projet de loi relatif à l’APA et de ses textes d’application, la conduite d’études d’impact réglementaire et de benchmarks internationaux, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs institutionnels, du secteur privé et des communautés locales. La mise en place du Portail APA Maroc constitue également un levier important pour la transparence, la gestion des demandes d’accès aux ressources génétiques et la valorisation des connaissances traditionnelles associées.
S’agissant du Projet BIOFIN, les travaux ont porté sur la capitalisation des analyses existantes, l’adaptation de la méthodologie BIOFIN au contexte marocain et le renforcement des synergies entre finance biodiversité et finance climat. L’objectif est de faire de BIOFIN un véritable outil d’aide à la décision, pleinement intégré aux cycles budgétaires et aux processus nationaux de planification.
Concernant le Projet SPANB / 7ᵉ Rapport national, le Comité de Pilotage a réaffirmé la priorité absolue accordée à la soumission du 7ᵉ Rapport national sur la biodiversité à la Convention sur la diversité biologique avant le 28 février 2026. Le Maroc se distingue par une approche intégrée, articulant l’évaluation rétrospective du rapport national et la planification prospective de la nouvelle Stratégie et Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité à l’horizon 2035.
Orientations stratégiques et décisions clés
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs orientations structurantes, notamment :
- le parachèvement du cadre juridique et institutionnel de l’APA et la démonstration de sa faisabilité opérationnelle ;
- l’extension territoriale progressive des projets et la diversification des partenariats avec le secteur privé ;
- le renforcement de la communication et de la visibilité des résultats auprès des institutions publiques, des collectivités territoriales et des populations locales ;
- la consolidation des synergies entre biodiversité et changement climatique, tant au niveau de la planification que des mécanismes financiers.
À l’issue de la réunion, le Comité de Pilotage a validé le Plan de Travail Annuel et le budget 2026, et a recommandé la diffusion des conclusions et orientations auprès de l’ensemble des parties prenantes concernées.